Catégorie : Gestion administrative

Dématérialisation, obligations déclaratives, secrétariat juridique et gestion documentaire.

  • Les 10 obligations administratives à ne pas négliger en tant qu’employeur

    Être employeur est bien plus qu’une relation contractuelle avec ses salariés. C’est l’entrée dans un univers d’obligations légales, déclaratives et organisationnelles dont l’omission peut entraîner des sanctions administratives, des redressements URSSAF ou des contentieux prud’homaux. Voici les 10 obligations que tout employeur doit maîtriser.
    1
    La Déclaration Préalable à l’Embauche (DPAE)Avant toute embauche (y compris les CDD d’un jour), l’employeur doit effectuer la DPAE auprès de l’URSSAF, au plus tôt 8 jours avant l’embauche et au plus tard au moment de la prise de poste. Cette déclaration déclenche l’immatriculation du salarié, la visite médicale d’embauche et l’affiliation à l’assurance chômage. L’absence de DPAE est un délit de travail dissimulé.
    2
    Le contrat de travail écritPour les CDD, le temps partiel et l’intérim, le contrat écrit est obligatoire. Pour les CDI à temps plein, un contrat verbal est légalement possible mais fortement déconseillé. En pratique, tout employeur sérieux remet un contrat écrit à chaque salarié avant ou le jour de la prise de poste. L’absence de contrat écrit en CDD vaut requalification automatique en CDI.
    3
    Le Registre Unique du Personnel (RUP)Tenu chronologiquement pour chaque salarié entrant et sortant, il doit mentionner : nom, prénom, nationalité, date de naissance, sexe, emploi, qualification, date d’entrée, date de sortie. Il doit être conservé 5 ans après la date de sortie et présenté sur demande de l’inspection du travail. La loi permet de le tenir sous forme électronique.
    4
    Le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP)Obligatoire dès le premier salarié, il recense l’ensemble des risques professionnels présents dans l’entreprise et les mesures de prévention associées. Il doit être mis à jour annuellement et à chaque modification importante des conditions de travail. L’absence de DUERP est sanctionnée par une amende de 1 500 €.
    5
    L’affichage obligatoireCertaines informations doivent être affichées dans les locaux de l’entreprise : coordonnées de l’inspection du travail et du médecin du travail, texte des articles du Code pénal sur les discriminations et le harcèlement, convention collective applicable, consignes de sécurité et secours, horaires collectifs de travail. Des affiches manquantes peuvent entraîner des amendes lors d’une inspection.
    6
    La mutuelle d’entreprise collective et obligatoireDepuis le 1er janvier 2016, tout employeur du secteur privé doit proposer une couverture complémentaire santé collective à ses salariés. L’employeur doit prendre en charge au minimum 50 % de la cotisation. Le salarié peut refuser dans des cas limitatifs (couverture déjà acquise par ailleurs). L’absence de mutuelle expose l’employeur à un redressement URSSAF.
    7
    La prévoyance collective pour les cadresLes salariés cadres (au sens de la convention collective nationale des cadres du 14 mars 1947 ou de la CCN applicable) doivent bénéficier d’une garantie décès d’au moins 1,5 % de la tranche A de rémunération, prise en charge à 100 % par l’employeur. Cette obligation est souvent ignorée dans les PME qui emploient des cadres pour la première fois.
    8
    La visite médicale d’embaucheRéalisée par le médecin du travail, elle doit intervenir avant la fin de la période d’essai pour les salariés relevant d’une visite médicale d’aptitude renforcée (travail de nuit, travaux dangereux, handicap reconnu). Pour les autres salariés, une visite d’information et de prévention doit avoir lieu dans les 3 mois suivant l’embauche.
    9
    La DSN mensuelleDepuis 2017, la Déclaration Sociale Nominative est le vecteur unique de transmission des données sociales pour tout employeur. Elle doit être déposée chaque mois dans les délais légaux (5 ou 15 du mois suivant selon la taille de l’entreprise). Un retard ou une erreur peut bloquer le versement des indemnités journalières à vos salariés absents.
    10
    Le règlement intérieur (entreprises de 50 salariés et plus)Obligatoire à partir de 50 salariés, le règlement intérieur fixe les règles disciplinaires, d’hygiène et de sécurité. Il doit être soumis pour avis au CSE, puis déposé à l’inspection du travail et au conseil de prud’hommes. Sans règlement intérieur valide, les sanctions disciplinaires infligées à un salarié peuvent être annulées.

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  • Dématérialisation des factures en 2026 : ce que les entreprises doivent anticiper dès maintenant

    La facturation électronique obligatoire est l’une des réformes administratives les plus structurantes de la décennie pour les entreprises françaises. Elle s’inscrit dans la continuité de la directive européenne 2014/55/UE et répond à un double objectif : lutter contre la fraude à la TVA et simplifier les échanges commerciaux B2B. Pour les entreprises, c’est une transformation majeure à anticiper maintenant, et non à la veille de l’échéance.

    Le calendrier de déploiement

    1er septembre 2026 — Grandes entreprises et ETIObligation de réception des factures électroniques pour toutes les entreprises. Obligation d’émission pour les grandes entreprises (plus de 5 000 salariés ou CA > 1,5 Md€) et les ETI (250 à 4 999 salariés).
    1er septembre 2027 — PME et micro-entreprisesObligation d’émission de factures électroniques pour toutes les entreprises assujetties à la TVA en France, quelle que soit leur taille.

    La date butoir pour les PME (septembre 2027) peut sembler lointaine, mais la mise en œuvre opérationnelle demande entre 6 et 18 mois selon la complexité du système d’information de l’entreprise. Commencer maintenant est une nécessité stratégique.

    Les acteurs du nouveau système : PPF et PDP

    Le nouveau dispositif repose sur deux types d’acteurs :

    • Le Portail Public de Facturation (PPF), anciennement « Chorus Pro étendu » : c’est l’opérateur d’État qui centralise les données de facturation et les transmet à la DGFiP. Il est gratuit mais ses fonctionnalités sont limitées aux échanges les plus simples.
    • Les Plateformes de Dématérialisation Partenaires (PDP) : ce sont des opérateurs privés immatriculés par l’État, qui proposent des services à valeur ajoutée (conversion de formats, archivage légal, réconciliation comptable automatique). Le choix d’une PDP est souvent préférable pour les entreprises ayant des flux importants.

    Toutes les factures électroniques doivent transiter par l’un de ces canaux. L’envoi d’une facture par e-mail (même en PDF) ne constituera plus une facture conforme à partir des échéances mentionnées ci-dessus.

    Les formats de factures acceptés

    Trois formats structurés sont reconnus par la réforme :

    • Factur-X : format hybride (PDF lisible + données XML intégrées) — le plus accessible pour les PME car il reste lisible à l’œil nu.
    • UBL 2.1 (Universal Business Language) : format XML pur, interopérable à l’échelle européenne.
    • CII (Cross Industry Invoice) : format XML issu des normes UN/CEFACT, commun en Allemagne.

    Les factures en PDF simple ou Word ne seront plus acceptées pour les échanges B2B soumis à TVA.

    Ce que vous devez mettre en place avant l’échéance

    • Auditer votre logiciel de facturation actuel : est-il compatible avec les formats Factur-X, UBL ou CII ? Une mise à jour ou un changement d’outil sera peut-être nécessaire.
    • Choisir votre canal de transmission : PPF ou PDP ? Cette décision doit tenir compte de votre volume de factures, de vos besoins d’automatisation et de votre budget.
    • Mettre à jour vos données fournisseurs : vous aurez besoin du numéro SIRET et du canal préférentiel de chaque fournisseur pour émettre des factures conformes.
    • Former vos équipes comptables et administratives aux nouveaux processus.
    • Intégrer la réforme dans votre processus de rapprochement bancaire et de clôture comptable.

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