Les différents types de contrôle fiscal
Il existe plusieurs formes de contrôle fiscal :
- L’examen de comptabilité : contrôle à distance (depuis 2014), au cours duquel l’administration analyse les fichiers des écritures comptables (FEC) transmis par voie dématérialisée.
- La vérification de comptabilité : contrôle sur place, dans les locaux de l’entreprise. Le vérificateur examine les livres comptables, les pièces justificatives, les contrats, la TVA et les déclarations fiscales sur une période pouvant couvrir 3 exercices.
- L’ESFP (Examen de Situation Fiscale Personnelle) : contrôle centré sur la cohérence entre les revenus déclarés du dirigeant et son train de vie apparent.
Les délais de prescription à connaître
L’administration fiscale ne peut en principe contrôler que les 3 derniers exercices (délai de reprise général). Ce délai est porté à 6 ans en cas de fraude, d’activité occulte ou de manœuvres frauduleuses. Concernant la TVA, le délai de reprise est également de 3 ans mais peut être étendu si des irrégularités graves sont constatées.
Les 6 réflexes à avoir dès réception de l’avis
- 1. Contacter immédiatement votre expert-comptable : il est votre premier interlocuteur et le coordonnateur de votre défense. S’il ne vous assiste pas directement, il mandatera un avocat fiscaliste si nécessaire.
- 2. Lire attentivement l’avis de vérification : il précise les exercices concernés, les impôts visés et les premiers documents demandés. Tout ce qui n’est pas mentionné ne peut pas être contrôlé lors de cette vérification.
- 3. Reconstituer l’archivage : rassemblez tous les journaux comptables, les pièces justificatives (factures achats et ventes, notes de frais, relevés bancaires), les contrats en cours et les procès-verbaux d’assemblée pour les exercices visés.
- 4. Préparer le fichier des écritures comptables (FEC) : depuis 2014, l’entreprise doit être capable de remettre le FEC dès le premier jour d’intervention. Vérifiez avec votre logiciel comptable qu’il peut générer ce fichier dans le format réglementaire.
- 5. Identifier les zones de fragilité potentielle : charges mixtes (véhicules, téléphone, repas), charges exceptionnelles, écarts entre liasses fiscales et déclarations de TVA… Mieux vaut anticiper les questions que vous subir.
- 6. Centraliser la communication : désignez un interlocuteur unique (vous ou votre expert-comptable) pour tous les échanges avec le vérificateur. Ne laissez pas les salariés répondre directement aux questions de l’inspecteur sans coordination.
En cas de proposition de rectification
Si à l’issue du contrôle l’administration émet une proposition de rectification (anciennement « redressement »), vous disposez de 30 jours pour formuler vos observations. Ce délai peut être prorogé de 30 jours supplémentaires sur demande écrite. Chaque chef de redressement doit être examiné individuellement — certains peuvent être contestés avec succès.
En cas de désaccord persistant, des voies de recours existent : interlocuteur départemental, Commission départementale des impôts directs, et en dernier recours, le contentieux devant les tribunaux administratifs.
La meilleure préparation au contrôle fiscal : la rigueur quotidienne
Un contrôle fiscal ne se prépare pas en 15 jours. Il se prépare tout au long de l’année, par une comptabilité tenue rigoureusement, des déclarations déposées dans les délais, des pièces justificatives conservées et classées, et un dialogue régulier avec votre expert-comptable. Les entreprises qui traversent les contrôles sans difficulté ne sont pas celles qui ont eu de la chance — ce sont celles qui ont fait leur travail correctement.
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EMEXPERTISE vous accompagne à chaque étape, de la réception de l’avis à la réponse à la proposition de rectification.
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